Solidarité financière Narbonne/Bessan – actualisée

Solidarité avec les inculpés de Bessan et Narbonne

La coordination des Défenses Collectives du Languedoc appelle à organiser des événements de soutien aux inculpés de Bessan et de Narbonne partout en France et ailleurs.

Entre le 1er et le 19 décembre, les péages de Narbonne et de Bessan ont été incendiés plusieurs fois dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes. Les instructions liées à ces affaires sont closes ou en cours de clôture. Le procès du péage de Narbonne est terminé, le rendu aura lieu le 7/12 et un rassemblement a été appelé, tandis que le procès de Bessan doit débuté en février. Les frais de justice, d’avocats, les mandats aux détenus demandent énormément d’argent. Nous appelons donc à la plus grande solidarité financière et militante possible.

Le mouvement des Gilets Jaunes a fait réapparaître sur le devant de la scène la lutte de classes avec des pratiques autonomes, sans chef ni représentant, provoquant une situation quasi insurrectionnelle en décembre 2018. Dans ce mouvement, les pratiques ont été diverses et il n’y a pas eu de séparation entre celles-ci.

Il y a plus d’un an, nous nous sommes levés pour le pouvoir d’achat et contre la dégradation de nos conditions de vie. Quelle que soit la forme donnée aux actions, nous avons eu raison de le faire, comme nos camarades gilets Jaunes de Narbonne et de Bessan ont eu le courage et la rage de le faire.

Pour nous, peu importe de savoir quelle est la main qui a allumé la mèche, ces actions sont celles d’un mouvement social collectif.

Nous n’abandonnerons personne dans les sales pattes de la justice.

 

 

 

 

 

 

La coordination appelle ainsi tous les groupes GJ, tous les groupes antirépression, toutes les personnes solidaires à organiser des événements pour récolter de l’argent pour les inculpés, à mener des actions pour dénoncer la répression policière, judiciaire, médiatique contre le mouvement.

Si vous êtes intéressez, contactez nous sur ce mail : defcolgj@riseup.net

La Coordination AntiRépression Languedoc

(qui réunit les défenses collectives 30, 34, 11 et 66)

Tract A4 ici : AppelSolidaritéBessan-Narbonne

Il est possible de verser de l’argent en solidarité avec Narbonne et Bessan sur ces 2 cagnottes ou par virement :

-Narbonne : Cagnotte de Narbonne

-Alès : Cagnotte d’Alès : préciser « pour Narbonne » ou « pour Bessan »

-Sur un compte en banque (nous demander par mail defcolgj@riseup.net)

Arrestations suite au rassemblement pour Roland du 26/12

Pour soutenir Roland un GJ de Nîmes qui avait été incarcéré, plusieurs rassemblements ont eu lieu dont un devant le TGI de Nîmes le 26/12. Lors de ce rassemblement, une cinquantaine de personnes ont crié leur révolte face à une justice de classe qui réprime tous ceux qui s’élèvent contre ce système inique. Elles réclamaient la libération immédiate de Roland et dénonçaient la répression policière et judiciaire. Un court article du Midi Libre raconte (à sa façon) les faits.

3 personnes présentes autour de la banderole ont été arrêtées et ont passé 24h en GAV. Libérées, elles sont poursuivies pour « avoir jeté le discrédit sur une décision de justice ». La banderole indiquait « Liberté pour Roland. Justice et police corrompues ». Si l’on peut critiquer le slogan sur le fait que la justice et la police ne sont pas corrompues mais que c’est leur fonctionnement normal – et non exceptionnelle en termes de corruption – qui mène à la répression que l’on vit, la justice y voit une attaque à sa clairvoyance ! La police, c’est le monopole légitime de la violence (comme nous le rappelle assez souvent les procureurs), c’est-à-dire le monopole de la violence par un Etat au service d’une classe sociale, celle des capitalistes. La justice est un autre aspect de l’Etat bourgeois, elle est là pour appliquer les lois et réprimer les révoltés, les plus pauvres, …

Ici, on voit de nouveau cet Etat à travers sa justice et sa police, poursuivre 3 manifestantes solidaires à propos d’un slogan sur une banderole. Si d’aucun croyait encore à la liberté d’expression dans le système capitaliste, ceci constitue tout de même une nouvelle attaque contre la possibilité de contester le capitalisme et l’Etat à son service.

Alors solidarité avec les 3 inculpés, crions haut et fort notre rage contre ce système et son appareil d’Etat, son bras armé et sa justice.

Il n’y a pas de corruption, la répression c’est le fonctionnement normal de la justice de classe et de la police, milice du capital.